Les changements évolutifs qui se produisent à l'intérieur d'une population composent la microévolution. La microévolution repose principalement sur les modifications du patrimoine génétique de la population.
L'absence d'évolution à l'intérieur d'une population laisse supposer qu'il n'y a pas de modifications du contenu du pool génique de cette population. Le principe de Hardy-Weinberg prédit les résultats de croisements des individus dans une population sans évolution. Pour cela, il faut respecter trois conditions :
1)l’accouplement se fait au hasard;
2) il n’y a pas de mutations et la population est grande;
3)la fréquence des gènes dans une population demeure la même d’une génération à l’autre (absence de sélection naturelle).
Cette loi se calcule à l’aide de la formule suivante : p2 + 2pq + q2 = 1
**Nous ne ferons pas de calcul avec cette formule.
Un exemple d’application de cette formule est lorsque l’on veut calculer le pourcentage approximatif d’une population porteuse d’une maladie héréditaire particulière. Une maladie héréditaire comme la phénylcétonurie touche environ 1 nouveau-né sur 10 000 au Etats-Unis. Lorsque l’on détecte la maladie à la naissance, on peut la soigner grâce à une diète sévère et ainsi éviter les complications que cette maladie entraîne normalement (déficience mentale et autres difficultés).
La loi de Hardy-Weinberg montre comment la théorie de l’hérédité de Mendel comble les lacunes de la théorie de la sélection naturelle de Darwin. Pour avoir une sélection naturelle, il faut des variations génétiques dans la population sinon il n’y a pas de sélection naturelle.
Dans la réalité, il est peu probable qu’une population respecte l’équilibre de Hardy-Weinberg. Cela signifie que pour avoir un processus évolutif, il faut briser l’équilibre Hardy-Weinberg.