Suite aux études réalisées dans les dernières années dans le domaine de la génétique, quelques modifications ont été apportées à la théorie de l'évolution. Ainsi, à la théorie de Darwin s'est ajouté d'autres mécanismes qui permettent de mieux expliquer l'évolution de certaines espèces.
Il est important de comprendre qu'une population ne peut évoluer si tous les individus la composant possèdent tous le même bagage génétique. Ceci s'explique par le fait que les individus de la génération suivante seraient aussi tous génétiquement identiques. Il n'y aurait donc pas d'évolution possible. Une population représente tous les organismes d'une espèce qui occupe un territoire particulier (Par exemple, toutes les libellules d'un champ). "L'ensemble de tous les gènes d'une population forme son pool génique."(1)
La sélection naturelle n'influence pas le génotype d'un individu. Par exemple, chez la phalène du bouleau, la présence de la forme sombre résulte de la présence d'allèles qui seront exprimés. La sélection naturelle n'a rien à voir avec la présence d'une forme du gène (allèle) pour la couleur noire. Elle n'influence que le phénotype d'un organisme. C'est ce qui explique que la variété est toujours présente dans une population.
On peut définir l'évolution comme étant le changement de la fréquence des allèles d'un pool génique. Plus une forme d'allèle est présente dans un pool génique, plus sa fréquence allélique est élevée (proportion d'un allèle dans le pool génique). L'évolution se produit s'il y a variation dans la fréquence allélique d'une population. Autrement, on dit que la population est en équilibre génétique.
Supposons que nous étudions le léopard. Celui-ci possède deux allèles pour la couleur du pelage, une dominant pour le pelage tacheté et l'autre récessif pour le pelage noir. En construisant un échiquier de Punnett, nous obtiendrions un rapport de 3:1 en faveur du pelage tacheté pour la génération F2, tel que prévu par les lois de Mendel. Au moment du croisement pour obtenir la population F2, chaque allèle a une fréquence allégique de 50%. Si ce rapport demeure, il y a équilibre génétique. S'il est modifié, il y a évolution.