La spéciation est la formation de nouvelles espèces suite à l'isolement des pools génétiques de populations. Il existe deux formes de spéciation.
Deux espèces apparentées peuvent cohabiter dans un même environnement et être isolées du point de vue de la reproduction. Par exemple, il peut exister dans un certain milieu deux plantes apparentées qui possèdent des périodes de fécondation différentes. Si une des deux plantes fleurit tôt en saison alors que l'autre fleurit plus tard, elles ne pourront jamais se croiser dans ces conditions. C'est l'isolement saisonnier. La polyploïdie est une autre forme d'isolement reproductif. Nous avons déjà donné l'exemple des fraises, dont nous tirons avantage de la polyploïdie afin de produire des fruits plus gros et meilleurs. Si une plante de fraise polyploïde est croisée avec une autre apparentée diploïde, la plante résultante sera stérile. Ceci fait en sorte qu'il est impossible d'obtenir une nouvelle plante à partir de l'hybride obtenu d'un tel croisement. Ceci assure l'équilibre génétique de la population polyploïde. À long terme, cet isolement reproductif peut mener à la production de nouvelles espèces.
Pour en savoir plus :
http://www.speciesatrisk.gc.ca/Q3_f.cfm
http://www.cegep-rimouski.qc.ca/dep/biologie/prof/nya14b.html
L'isolement géographique se produit après qu'on ait scindé une population par une barrière géographique. Par exemple, Darwin avait identifié treize espèces différentes de pinsons dans les îles Galápagos. Les pinsons provenaient sans doute du même ancêtre, mais puisqu'ils étaient séparés par l'eau, ils avaient des caractéristiques différentes. D'autres barrières géographiques sont les volcans et les chaînes de montagnes.
Extrait du livre «le miroir du monde» de Cyrille Barrette avec la permission de l’auteur: «La distribution géographique actuelle des espèces est révélatrice de leur histoire. Ainsi, les espèces de plantes et d'animaux qui ressemblent le plus à celles des îles Galápagos sont des espèces vivant en Équateur, la terre ferme la plus proche, à environ 1000 km. Cette distribution géographique suggère fortement que des espèces de l'Équateur ont émigré jusqu'aux Galápagos et s'y sont transformées sous des conditions légèrement différentes. Si toutes les espèces avaient été créées indépendamment les unes des autres, alors pourquoi le Créateur aurait-il placé tous les marsupiaux en Australie et aucun en Afrique ? Ou pourquoi avoir placé tous les lémurs à Madagascar, ou tous les singes à queue préhensile en Amérique du Sud, ou aucun ours en Afrique ? Ça semble des caprices sans raisons. Rien dans le climat australien ne permet de croire qu'une poche marsupiale est avantageuse seulement dans cette île ; rien dans la structure ou l'écologie des forêts d'Amérique du Sud n'oblige à porter une queue préhensile plus qu'en Asie ou en Afrique.
Ces distributions géographiques selon lesquelles les espèces qui se ressemblent se rassemblent indiquent que ces dernières ont évolué à partir d'ancêtres communs ayant émergé à un endroit particulier. Tout comme la distribution des Tremblay au Québec il y a cinquante ans. L'alternative serait que le Créateur n'aurait pas distribué ses créatures n'importe où, mais aurait placé, sans raison, les espèces les plus semblables tout près les unes des autres, et mis une distance de plus en plus grande entre les espèces de moins en moins semblables. L'évolution explique très bien toutes ces distributions géographiques à première vue fantaisistes et mystérieuses.»